Bienvenue sur le site

de l'Église Évangélique Libre de Bergerac


SOMMAIRE
Qui Sommes Nous?

Confession de foi

Coordonnées et plan d'accès

Programme du mois

Écoutez les messages

Vie de l'Église

L'Ecole du Dimanche

Bilingual Services

Union des Églises Évangélique Libres de France


Témoignages

Liens

Vitalité

 
 
Information
Pasteur
Guy Delarbre


Président du Conseil
Joseph Moulin


Retour à la page d'accueil





*
Témoignage de Christian

Avril 2014

Général :

Né dans une famille catholique, je suis allé à l'Eglise tous les dimanches jusqu'à l'âge de 10 ans. Pour moi, c'était une contrainte et je n'y éprouvais aucune joie : j'y allais pour faire plaisir à mes parents. J'ai grandi en croyant plus ou moins en Dieu, en me confiant de temps en temps à lui quand j'avais besoin de quelque chose.

Vers l'âge de 17 ans, j'ai connu deux amis qui faisaient du spiritisme. Nous avons passé de longues soirées à discuter de leurs pratiques : j'étais très intrigué et intéressé. Heureusement, il ne m'a jamais été possible d'assister à une de leurs séances... grâce à Dieu sans doute. Petit à petit, ces deux amis ont commencé à voir des phénomènes bizarres se produire dans leur vie (bruits inexpliqués, odeurs fétides, taches corporelles) : comme s'ils ne contrôlaient plus vraiment la fin des séances, et que les phénomènes surnaturels « débordaient » au-delà des séances. Puis, ces deux personnes ont rencontré des chrétiens qui les ont mis en garde contre les dangers du spiritisme. Ils leur ont annoncé l'Evangile et un de ces deux amis est venu à Christ.

Du jour au lendemain, cet ami a complètement changé : il rayonnait la joie et la paix du Seigneur. Nous avons continué à passer de longues soirées ensemble, mais notre sujet de conversation était devenu tout autre : au lieu de parler de choses lugubres et inquiétantes, nous parlions de Jésus- Christ, de la Bible... Un soir d'automne 1982, j'ai accepté Jésus dans mon cœur.

 Pendant quelques années, j'en suis resté à l'état de « nouveau-né » dans la foi, et ce n'est que quatre ans plus tard que le Seigneur m'a fait comprendre qu'il voulait que j'aille plus loin. Il m'a guidé vers une Eglise évangélique de Strasbourg, où j'ai pris un engagement au sein du groupe de jeunes. Le Seigneur m'a également dirigé vers le groupe des Navigateurs, où j'ai participé à l'évangélisation en cité universitaire pendant 3-4 ans.

En 91, j'ai travaillé un an en tant qu'ingénieur en informatique. Durant cette année, je sentais que je n'étais pas à ma place dans ce milieu matérialiste : je voulais travailler en milieu chrétien, mais je ne savais pas du tout où, ni quoi.

Je suis alors allé voir mon pasteur, qui m'a proposé de procéder par élimination : il me suffisait de dresser une liste des choses que j’aimerais faire, et de les essayer les unes après les autres. L'Eglise offrait la possibilité de faire une année de stage, afin de connaître un peu le ministère pastoral. A l'issue de cette année, je pourrais voir si ça répondait à mes attentes, et continuer dans cette voie ou bien passer à autre chose.

J'ai donc fait cette année de stage, dans l'Eglise Evangélique Méthodiste de Colmar (où j’habitais alors), en tant que pasteur stagiaire : je me sentais à l'aise dans ce travail, mais je voulais être sûr que le Seigneur m'appelait bien à ça, et que ce n'était pas un simple désir personnel.

Petit à petit, le Seigneur m'a donné la certitude qu'il me voulait bien à son service, et un texte biblique m'a particulièrement marqué : il s'agit du verset Esaïe 6.8. Ce verset parle du Seigneur qui demande : « Qui enverrai- je ? », et Esaïe répond : « Me voici, envoie-moi ».

Je suis alors parti à la Faculté de Théologie de Vaux-sur-Seine, près de Paris, où j'ai fait une maîtrise de théologie.

Trois semaines après le début des cours, j'ai dû être hospitalisé d'urgence pour subir une intervention chirurgicale : j'ai été opéré d'une tumeur au cervelet... (je reviendrai là-dessus plus loin).

 

« Zooms » :

Dieu parle à travers la Bible

Je reviens en arrière, au début de ma conversion. Pendant les quatre années qui ont suivi ma conversion, je ne fréquentais aucune Eglise (je ne connaissais aucune Eglise évangélique à l’époque et il n’était pas question pour moi de retourner dans l’Eglise catholique). Nous étions un groupe de jeunes convertis ou intéressés par la Bible et nous passions des soirées entières à discuter autour de la Bible.

Un samedi soir, nous avons eu la visite de celui qui m’avait annoncé l’Evangile quatre années auparavant, et que nous avions perdu de vue. Il nous a dit qu’il connaissait une Eglise qui était authentiquement basée sur la Bible et prônait vraiment les idées qu’on avait découvertes dans la Bible sur Jésus, et qu’il y aurait justement un culte le lendemain matin dimanche.

A cette époque, je faisais du parachutisme et je passais tous mes week-ends au para-club habituellement, donc je me suis dit : « Ben moi, je vais aller au para-club demain matin, donc ce culte... », d’autant plus que la fermeture de fin d’année approchait.

Le lendemain matin, j’ai ouvert les volets de ma chambre et j’ai vu... un ciel bleu magnifique. Donc je n’ai pas longtemps hésité, j’allais passer ma journée au para-club.

Et puis j’ai repensé à ce que m’avait dit cet ami la veille. Je n’avais pas vraiment envie d’aller à cette Eglise, mais je me suis demandé si ça ne vaudrait pas la peine d’y aller tout de même.

Et puis j’ai repensé qu’on m’avait dit à l’époque qu’il y avait la réponse à toutes les questions dans la Bible... Alors j’ai pris ma Bible, je l’ai ouverte au hasard, et j’ai lu : Juges 9.9 « Renoncerais à mon huile... pour aller me balancer au dessus des arbres ? » (et le para-club où j’allais est entouré d’arbres, donc quand on saute, on saute au-dessus des arbres pour revenir sur le terrain avec le vent, donc pendant le saut, on se balance littéralement au dessus des arbres ) !

C’était comme si Dieu avait été assis à côté de moi et me donnait un coup de coude... donc je suis allé à l’ Eglise ! (et je ne l’ai jamais regretté).

Je précise que je ne recommande plus cette pratique maintenant, mais à cette époque, j’étais jeune chrétien et cette expérience a participé à ma croissance en me montrant que Dieu pouvait nous parler personnellement à travers la Bible.

 

le but de l’épreuve

Je saute maintenant quelques années « en avant » et je reviens à ma situation après l’opération, en 1993, cette opération a beaucoup changé ma vie, et j'en garde encore aujourd'hui des troubles de l'élocution, de l'équilibre et de la dextérité.

Essayez de vous imaginer un peu ce que je vivais à ce moment-là : j'avais démissionné un an auparavant d'un emploi d'ingénieur, j'avais comme on dit « tout plaqué » pour m'engager au service du Seigneur, j'avais fait une année de stage dans l'Eglise, et à peine je commençais mes études de théologie, qu'il y avait ça qui m'arrivait.

J'avais l'impression que Dieu me disait : « Mais non ! Arrête-toi ! Ce n'est pas ça ! Il ne faut pas que tu fasses ces études de théologie, tu m'as mal compris ! »...

Mais à la réflexion, je ne pense pas qu'il faille voir là un « non » du Seigneur : quand il m'a appelé à son service, il savait que j'allais être opéré, et il ne se trompe jamais dans ses décisions. De plus, s'il n'avait pas voulu que je m'engage à son service, il m'aurait arrêté beaucoup plus tôt, et beaucoup plus clairement, car j'étais à l'écoute de sa volonté. Ce raisonnement est bien sûr un long aboutissement, ça m'a pris plus de deux ans pour me rendre compte de ça, et vous imaginez aisément que je ne disais pas ça tout de suite après l'opération !

En tout cas, mon expérience fait que je peux affirmer une chose avec certitude : la vie chrétienne n'est pas un vie où tout marche forcément comme sur des roulettes, sans aucune difficulté. Je crois que parfois, le Seigneur permet que nous passions par une situation difficile : en faisant cela, il ne veut pas nous punir. Mais il nous aime d'un amour profond et veut en fait qu'à travers cette épreuve, nous lui fassions confiance et que nous nous rapprochions de lui.

Lorsqu’une épreuve nous frappe, nous n’avons souvent aucun contrôle sur les événements qui nous atteignent, mais ce que nous contrôlons, c’est notre réaction face à cette situation : nous pouvons nous révolter contre Dieu ou nous rapprocher de lui...

 

l’importance de la prière

Ce que je veux partager aussi, c'est que pendant les trois premières semaines après l'opération, je n'arrivais pas à parler. C'était terrible : j'étais parfaitement conscient, je ressentais des choses, je voulais exprimer des choses, mais je n'y arrivais pas. Je ne pouvais même pas écrire, car mon opération avait causé des problèmes de dextérité importants, qui faisaient que je ne pouvais plus écrire. On m’avait même acheté un petit tableau avec les lettres de l'alphabet, en se disant que j'allais pouvoir pointer mon doigt sur les lettres pour former des mots, mais même ça, je ne pouvais pas le faire, car mes gestes n'étaient plus assez précis.

Pendant ces six semaines, j'ai vraiment senti l'importance de la prière : ça semble assez évident que quand un chrétien est sur un lit d'hôpital toute la journée, il a le temps de prier ! Mais bien souvent, je n'avais plus la force de prier moi-même, et je me sentais porté par une force invisible. J'ai compris par après que c'était la prière des nombreux chrétiens qui priaient pour moi (à Paris, en Alsace, dans le Sud-Ouest de la France, et même jusqu'à Berlin). Et je voudrais vous encourager vivement dans ce sens : quand vous apprenez qu'une personne est hospitalisée, allez bien sûr lui rendre visite, mais surtout priez pour elle. Vous n'imaginez pas le bien que vous lui faites en priant pour elle, surtout que parfois elle n'a pas la force de prier elle-même.

 

jusqu’à aujourd’hui :

Après avoir travaillé dans le milieu des Eglises pendant une quinzaine d’années, j’ai vécu plusieurs épreuves dont le Seigneur m’a délivrées. Aujourd’hui, je suis au chômage depuis un an et demi. Ce n’est pas facile tous les jours, mais quand je regarde en arrière et que je vois toutes les fois où le Seigneur est intervenu pour m’aider, je suis rassuré et convaincu qu’il me viendra en aide cette fois aussi.

La Bible dit que la prière agissante du juste a une grande efficacité (Jacques 5.16). J'en suis convaincu : la prière fervente de celui qui est justifié en Jésus-Christ a une grande efficacité, et donc nous pouvons lui exposer tous nos soucis avec l’assurance qu’il répond à nos prières : faisons-lui confiance !